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Bilans annuels du groupe Léo

Bilan d’activité pour l’année 2016 – 2017

Participants

Julie Lascar, Nathalie Villain, Marie Thirion, Stéphanie Doret, René Cori, Olivia Lewi, Pierre Campet, Marie Deffense, Marianne Moulin, Pierre Laganier et Christophe Hache. Cette liste comporte deux enseignantes de français, huit enseignants et enseignantes de mathématique, un retraité, quatre formateurs et formatrices en ESPE, deux universitaires, cinq enseignants de collège et une enseignante de lycée. Certaines collègues n’ont pas pu participer aux réunions (problèmes d’emploi du temps, mais ont suivi le travail à distance et ont participé au stage) : Alexandra Lemonier, Virginie Poirier et Emilie Baron. Deux collègues sont venues découvrir le groupe en fin d’année : Cécile Nautet, Marie Laure Quillacq. Une troisième est entrée en contact et viendra à la rentrée prochaine. Une collègue, Marie Gérard, a commencé l’année, mais a dû arrêter ses activités Léo faute de temps.

Organisation et communications

Le groupe a organisé neuf réunions de travail le lundi après midi. Il a animé deux stages : le même stage dédoublé (une session pour le rectorat de Créteil en janvier et février, une session pour les rectorats de Paris et Versailles en mars et mai). Le groupe a publié un premier document « Formulations - reformulations ». Il a participé à une table ronde du séminaire de l’IREM de Paris sur le Langage et l’enseignement des mathématiques avec l’IREM de Besançon.

Activités

Le fait d’assumer six jours de formation a largement diminué les capacités de travail du groupe : collègues plus difficilement disponibles, nombreuses séances de préparation, etc.  De façon à faire un bilan de toutes les expérimentations sur la thématique « Formulation - reformulation » et pour développer certains points qui n’avaient pas pu l’être dans le document Dgesco en 2015-2016, le groupe a écrit et mis en ligne un document détaillant certaines expérimentations. Un travail d’exploration a été mené en début d’année avec Marie Gérard sur le Réseaux des observatoires locaux de la lecture. Certains documents du réseau avaient été utilisés en classe et pendant le stage de 2015-2016, nous avons pu comprendre plus précisément ce que le réseau propose, notamment concernant l’enseignement des mathématiques. Le groupe a aussi expérimenté quelques séances basées sur les « exercices oui / non », en mathématiques et en français. L’essentiel des séances de novembre à mars ont été consacrées à la préparation des stages (organisation, réflexion sur les contenus, ré-expérimentations, nouveaux contenus, notamment sur l’argumentation, etc.).

Bilan des stages

Les deux stages ont la même structure et des contenus proches (les contenus ont varié en fonction des disponiblités de chacun des formateurs). Les contenus sont détaillés en ligne. Côté formateurs, le bilan fait apparaître des erreurs à ne pas refaire : dédoubler le stage est trop lourd, et le groupe Créteil (38 inscrits) était nettement trop nombreux. Il nous a semblé (que ce soit par nos impressions ou via le retour des stagiaires qu’il serait intéressant d’articuler davantage maths et français (ne serait-ce que dans les présentations : présenter à deux). Le stage a été ouvert aux enseignants documentalistes pour 2017-2018, les collègues documentalistes sont en effet souvent cités par les formateurs ou les stagiaires comme participant aux expérimentations. Synthèse des bilans des stagiaires Créteil : Les retours des stagiaires sont hétérogènes. Nous retenons le fait que certains demandent un accent plus fort sur les parties théoriques (il est rare d’avoir ce type de demande, ici cela concerne les dimensions didactiques et cognitives) et qu’il y a plusieurs demandes d’apport plus explicitement tournés vers l’AP et les EPI.  Synthèse des bilans des stagiaires Paris Versailles : Les retours écrits des stagiaires sont globalement très positif. Quelques remarques négatives sur le calendrier (placer les deux premiers jours plus tôt dans l’année, ou espacer plus les deux parties du stage), sur l’annonce du contenu du stage (parfois visiblement jugée trop peu précise)

Bilan d’activité pour l’année 2015 – 2016

Participants

Émilie Baron, Nat Bourhis Lainé, Pierre Campet, René Cori, Marie Deffense, Stéphanie Doret, Christophe Hache, Pierre Laganier, Julie Lascar, Alexandra Lemonnier, Olivia Lewi, Joris Mithalal, Virginie Poirier, Marie Thirion, Cécile Paviot, Nathalie Villain.

Fonctionnement

Onze réunions ont eu lieu dans l’année, le lundi après midi, en moyenne une fois par mois (un peu plus). À ces réunions s’est ajoutée la participation de certains membres du groupe aux réunions autour de la confection du document ressource « Mathématiques et maîtrise de la langue » avec d’autres IREM et la DGESCO (représentée par l’inspection générale et l’inspection académique de Paris). Animation d’un stage au PAF pour le rectorat de Paris. Animation d’une journée de travail inter-IREM. Par ailleurs, le groupe a fonctionné cette année en partenariat avec l’ESPE de Paris : l’activité du groupe, pour les formateurs de l’ESPE de Paris y participant, était comptée comme une « Formation de formateurs ».

Activités du groupe

Les expérimentations du groupe se sont poursuivies :

– Sur la thématique du récit : travail sur les activités de programmes de construction avec une approche incluant la dimension « récit » de ce type de textes. Deux programmes de construction imparfaits (informations manquantes ou trop abondantes) sont donnés, leur réalisation est laissée aux élèves qui doivent par la suite dégager graduellement des caractéristiques que ces textes devraient présenter (ordre des informations, précision, mention ou non de procédés de construction…).

– Un binôme maths/français du groupe avait la charge d’un groupe d’AP en 6e. Sur une période assez longue (septembre à mars) elles ont travaillé l’apprentissage de la compréhension de texte en retravaillant, avec le groupe, des activités des manuels Lector-lectrix, des activités du réseau Roll, et d’autres ressources. Cette thématique est présente aussi dans des travaux de formation de professeur des écoles, Lector-lectrix a aussi été utilisé dans une autre 6e.

– Les travaux autour des questions de formation et de reformulation ont été élargis à la rédaction de démonstration.

– Une réflexion (bibliographie, présentation de travaux, discussions) sur la notion de brouillon, de relecture et de réécriture en cours de français (et leurs éventuels équivalent en cours de mathématiques) a été initiée en fin d’année.

– Certaines expériences des années passées ont été reproduites, d’autres initiées : la cigale et la fourmi, la création de « pages de dictionnaire », adaptation des expériences déjà menées à l’idée de « question flash », correction de copies entre pairs, formulations et reformulations de définitions, de propriétés mathématiques, nouvelles narrations de recherche.

Le groupe a de nouveau animé le stage « Lire, dire, écrire en mathématiques » (la forme était proche de celle du stage de mars 2015, le contenu avait évolué pour s’adapter aux remarques des stagiaires et aux impressions des animateurs, ainsi qu’aux nouveaux travaux du groupe). Voir aussi la page du site donnant accès aux documents travaillés pendant le stage.

Il a aussi participé au stage « Raisonner et communiquer en mathématiques au collège » : présentation des expérimentations sur le travail de formulation des preuves, présentation liées aux narrations de recherches, approches liées aux analyses des pratiques langagières mathématiques, etc.

Pour l’année 2016-2017 un stage « Quand on a mathématiques et français en même temps » a été proposé pour les enseignants de mathématiques et de français. Il a été accepté par les trois rectorats. Une journée de formation de formateurs a été demandée au groupe par le rectorat de Créteil, une journée sera animée par le groupe « Langage entre mathématique et français ».

Le groupe a mené des activités de diffusion de diverses nature :

– Écriture du document ressource « Mathématiques et maîtrise de la langue » dans le cadre d’un partenariat entre la DGESCO et l’ADIREM. Participaient à la rédaction ou aux relectures : certains membres du groupe, des animateurs d’autres IREM, deux IPR de Paris, un inspecteur général et une enseignante de l’académie de Paris. Le document est maintenant en ligne : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Ressources_transversales/99...

– Présentation des travaux du groupe aux journées APMEP de Laon en octobre 2015 (un atelier), à la journée « Mathématiques et langage » de l’IREM de Rennes en mars 2016 (deux ateliers), au colloque « Maths et autres : continuité et innovation » à Rouen en mai 2016 (deux ateliers et un poster).

– Un texte est en cours d’écriture sur le thème (« Formulations et reformulations »), il devrait être mis en ligne à l’automne 2016. D’autres documents de bilan pourraient suivre courant 2017.

Enfin, le groupe a organisé une journée de travail inter-IREM fin juin 2016 (une vingtaine de personnes) dans le but de renforcer les liens créés avec les IREM de Montpellier et Besançon, avec des chercheurs en didactique travaillant sur des thématiques liées au langage. Des animateurs de l’IREM de Paris étaient aussi présents, ainsi que deux membres de l’IREM de Lille. Des projets de travaux communs ont été évoqués pour 2016-2017.

Bilan d’activité pour l’année 2014 – 2015

Participants

Pierre Campet, René Cori, Stéphanie Doret, Christophe Hache, Kougane Kopian, Pierre Laganier, Julie Lascar, Alexandra Lemonnier, Olivia Lewi, Jean-Baptiste Mayenson, Joris Mithalal, Virginie Poirier, Marie Thirion, Nathalie Villain.

Fonctionnement

Dix réunions ont lieu dans l’année, le lundi après-midi, en moyenne une fois par mois. Animation d’un stage au PAF de Paris (stage refusé à Créteil et Versailes).

Activités du groupe

Le groupe compte des enseignants et enseignantes de collège, des formateurs et formatrices de l’ESPE de Paris (mathématiques et lettres), et des enseignants chercheurs (didactique des maths, logique).

L’essentiel de l’activité du groupe jusque fin mars a été de préparer le contenu du stage « Lire, dire, écrire » accepté au plan académique de formation du rectorat de Paris. Cette préparation a permis de prendre du recul sur les expérimentations et réflexions des deux années d’existence du groupe, de compléter certains points en vue de leur présentation (travail plus exhaustif sur les manuels, compléments d’expérimentation sur « travail rapide », début de travail sur « compréhension de texte »). Certains membres du groupe (ESPE) ont aussi encadré un stage de formation continue « Lire, dire, écrire » pour des enseignants du premier degré. Les stages se sont bien passés. Une nouvelle collègue rejoint le groupe fin mars suite au stage.

Le même stage est proposé en janvier pour les PAF de Paris, Créteil et Versailles pour l’année 2015-2016. L’idée étant de prendre le temps avant de proposer un stage pour des enseignants de mathématiques et de français.

De nouvelles thématiques de travail ont émergé pendant l’année ou de nouvelles façons de penser les travaux passés. Citons notamment le travail sur la compréhension de texte : il est inspiré par Lector-lectrix, un manuel existant au primaire et au collège concernant l’apprentissage de la compréhension de texte en français. Un parallèle est fait avec les difficultés de compréhension des textes en mathématiques permettant une meilleure analyse et une anticipation des difficultés d’élèves. La réflexion sur les « dictées » et les « phrases ambiguës » s’oriente vers la confection de petits exercices de début d’heures (pouvant alterner par exemple avec du calcul mental) : travail sur la façon de dire les opérations (sur des nombres au début du collège, mais aussi sur des expressions algébriques ensuite, l’ensemble pouvant mener par exemple à une réflexion sur factorisation / développement), travail sur les notations en géométrie. Certaines autres expérimentations sont approfondies (sur la formulation de propriétés ou définitions par les élèves notamment).

Le groupe a fait une proposition d’atelier pour les journées APMEP d’octobre 2015 à Laon, l’atelier a été accepté. Le groupe a été invité à présenter ses activités au séminaire “Poste Master Pro” le 3 juin 2015.

La fin de l’année est consacrée à la réflexion sur l’écriture d’une brochure récapitulant la façon dont le groupe envisage les questions de langage en cours de mathématiques et présentant, commentant les différentes expérimentations menées. Les lectures et réflexions théoriques qui nourrissent le travail du groupe, devraient pouvoir aboutir à l’écriture d’un chapeau introductif et structurant, qui serait suivi des descriptifs d’expérimentations. Le travail d’écriture avance lentement. D’autant plus que, dans le cadre d’un partenariat entre l’ADIREM et la DGESCO, début juillet, le groupe est contacté pour participer à un groupe national de rédaction d’un document ressource « Mathématiques et maîtrise de la langue » dans le cadre de la mise en place des nouveaux programmes (échéance fin 2015 début 2016).

Bilan du stage « Lire, dire, écrire » de mars 2015

Dates : 02/03,  03/03 et 30/03/2015

Nombre de stagiaires prévus et effectifs, assiduité des stagiaires : Le stage a été proposé pour 30 stagiaires des trois rectorats d’IdF, il n’a été retenu qu’à Paris.  13 stagiaires inscrits, 11 présents le 1er et le 2e jour, 10 le 3e jour.

Objectifs / contenus / organisation prévus du stage, contenus et organisation effective (si différents) : Le stage a été mis en place par le groupe Léo (Langage, écrit, oral) de l’IREM. Il était organisé en deux périodes séparées d’un mois (deux jours les 2 et 3 mars, et une journée le 30 mars). Les deux premières journées étaient organisées pour présenter les questions travaillées par le groupe de travail, l’approche choisie et les expérimentations menées. L’objectif était de faire préparer, à la fin de ces deux journées, par chaque stagiaire (et éventuellement en groupe de 2 ou 3) un projet d’expérimentation en classe réalisable pendant les quatre semaines séparant les deux premiers jours du stage du troisième. La troisième journée de stage a permis des discussions riches sur les expériences menées, et des apports complémentaires (choisis en fonction des retours et impressions sur les deux premières journées de stage).

La première demi-journée abordait les questions liées au langage en classe : langage de l’enseignant écrit (première approche à travers l’étude de manuels) ou oral (approche à l’aide de l’étude d’une vidéo de cours magistral de première année d’Université), place de l’élève sur ces questions (un débat est organisé sur la base d’un petit questionnaire proposé aux stagiaires). La seconde demi-journée présentait le cadre général de la réflexion du groupe Léo et deux grands type d’activités : les activités de formulations et de reformulations (notamment celles relatives à la formulation des propriétés du cours par les élèves), et les activités « travail rapide » (sur le modèle des moments de calcul mental, questions faisant travailler et réfléchir des points de langage). La troisième demi-journée a été consacrée à la présentation de deux autres types d’activités travaillées dans le groupe : celles relatives à la reconstruction de figures, aux programmes de construction et aux figures téléphonées, et celles liées à la narration de recherche. Un exposé présentait les apports des outils de la logique mathématique pour analyser les pratiques langagières des mathématiciens. La quatrième demi-journée du stage comportait une présentation sur la compréhension (et les obstacles à la compréhension) des textes en français et en mathématiques. Chacune des présentations d’expérimentations était suivie d’un temps (parfois trop petit) de réflexion sur l’adaptation possible des activités présentées pour les stagiaires dans leur classe. Les deux journées se terminaient par un temps d’atelier permettant aux stagiaires de préparer, seul ou en groupe, une expérimentation sur une (ou plusieurs) des activités présentées. Le troisième jour de stage a été consacré aux retours d’expérimentations par les stagiaires et à des débats riches sur le travail fait. Quelques compléments théoriques et un atelier d’analyse de manuel en écho à la présentation sur la compréhension de texte venaient compléter la journée.

Voir aussi la page donnant accès aux documents travaillés pendant le stage.

Bilan vu des stagiaires (questionnaire rectorat et questionnaire des formateurs) : Le retour des stagiaires est très positif : ils participaient très activement aux discussions, ont presque tous expérimenté en classe et étaient très peu absents. Ils ont particulièrement apprécié le nombre et la variété des intervenants. Les critiques négatives portaient sur ce point aussi : le contenu semblait à certains un peu dispersé.

Bilan vu des formateurs, modifications à apporter dans le futur : Le bilan est positif aussi. La présence active des stagiaires était porteuse. Bien sûr la réflexion sur l’évolution du stage a débuté dès le stage terminé : organisation temporelle différente, articulation plus claire entre les parties théoriques et les expérimentations.

Bilan d’activité pour l’année 2013 – 2014

Voir aussi le bilan d’activité de l’IREM.

Participants

Pierre Campet, René Cori, Stéphanie Doret, Christophe Hache, Kougane Kopian, Pierre Laganier, Julie Lascar, Olivia Lewi, Joris Mithalal,  Virginie Poirier, Marie Thirion et Nathalie Villain

Fonctionnement

Neuf réunions ont lieu dans l’année, le lundi après-midi, en moyenne une fois par mois. Un compte-rendu est rédigé après chaque réunion. Les documents de travail du groupe (compte-rendu de réunion, articles lus, énoncés d’expérimentation, scans de copies d’élèves etc. etc.) sont centralisés et classés, accessibles sur internet (Dropbox). Chacun peut y déposer des documents (articles, descriptifs d’activités faites en classe, copies d’élèves numérisées, compte-rendus ...).

Activités du groupe

Cinq grands thèmes de travail sont dégagés :

  • Démonstration
  • Dictée – Phrase du jour – Phrases ambiguës
  • Formulation – Reformulation
  • Narrations de recherche
  • Programmes de construction

L’un des objectifs principaux du groupe Léo est d’élaborer des activités pour la classe en lien avec le langage. Aucun enseignant de lycée ne participant au groupe activement cette année, les activités proposées sont toutes de niveau collège (avec aussi des échos du cours de 1ère année de licence « Langage mathématique »). Les discussions se situent en amont des mises en oeuvre en classe (idées, propositions, objectifs, choix d’énoncés…) et en aval (bilan, prolongements possibles, modifications…). Une fiche type a été mise en place pour décrire chaque activité, on peut y consigner les renseignements sur une activité : modalités d’organisation, déroulement, attentes, analyse a posteriori…

La majorité des activités sont axées sur le langage écrit car dans la pratique, il est bien plus simple de garder des traces écrites que des traces orales. Le questionnement sur l’expression orale est bien là : comment la manière de dire les choses (rythme de la phrase, intonations, silences…) peut-elle influer sur le sens de ce qui est dit ? Comment « oraliser » une phrase ou une formule mathématique écrite ? Quelles ambiguïtés peut contenir une phrase dite à l’oral que ne contiendrait pas une phrase écrite ou une formule ? Des activités liées au langage oral sont élaborées, comme des dictées par exemple, ou bien une activité de calcul mental qui est enregistrée, retranscrite et prolongée par une seconde activité du même type. Par ailleurs, une expérimentation a été enregistrée, les échanges retranscrits et analysés.

Parallèlement au travail de terrain, le groupe mène un travail bibliographique : des discussions portent sur des articles qui apportent un regard théorique sur le langage et les mathématiques.

Les rectorats de Paris, Créteil et Versailles étant demandeurs d’un stage sur les mathématiques et le langage, l’un des axes de travail du groupe est également de réfléchir au contenu et à la forme que pourrait prendre un stage sur le langage et les mathématiques. Un tel stage a été proposé en janvier, il a été retenu par le rectorat de Paris.

Le groupe a présenté ses activités lors de la journée commune de travail et d’échanges IREM –ESPE organisée à Fontainebleau début juillet.

Bilan d’activité du groupe pour 2012-2013

Voir aussi le bilan d’activité de l’IREM.

Le groupe « Léo » (Langage, écrit, oral) existe depuis la fin de l’année 2011-2012. Il a donc fonctionné pour la première année en 2012-2013.

Participants : Sylvie Alory, Pierre Campet, René Cori, Marie Del Pozzo°, Stephanie Doret, Romain Flouret°, Marc Guignard, Christophe Hache, Kougane Kopian, Pierre Laganier, Julie Lascar, Olivia Lewi, Zoé Mesnil°, Florian Paulou°, Marie Thirion°, Nathalie Villain° (dix personnes ont pu être présents régulièrement aux réunions du groupe, six n’ont pas pu venir aux réunions régulièrement cette année suite à des problèmes d’emploi du temps ou parce qu’ils nous ont rejoint tardivement, petits « ° » dans la liste).

Pour sa première année de fonctionnement le groupe s’est réuni neuf lundis après midi. Les participants (une dizaine) sont enseignants de collège, de lycée, formateurs à l’IUFM (en temps partagé ou à temps plein), enseignants chercheurs (logique, didactique) et doctorant (didactique), tous ces statuts ne s’excluant pas nécessairement les uns les autres. Le groupe compte une formatrice à l’IUFM en lettres.

Nous avons eu deux axes de travail cette année : faire un tour, à partir d’exemples d’activités réalisées en classe, des questions que nous souhaitions aborder, et, dans un second temps, creuser un type d’activité en particulier.

Chaque participant au groupe a ainsi présenté une ou plusieurs expériences en lien avec sa motivation à venir participer au groupe de travail (ou, au cours de l’année, motivées par les réflexions du groupe).

Nous nous sommes ainsi penchés sur :

  • le contenu du stage « démonstration » de l’IREM, notamment la partie sur les différents types d’écrits pouvant exister en classe (d’après les textes officiels, ou en menant différents types d’exercices : expliquer une preuve, figures téléphonées, faire formuler une définition, fiches d’identités de figures ou d’objets mathématiques etc.)
  • le contenu du stage « français et mathématiques, langage et raisonnement » de l’IREM, notamment à propos des narrations de recherche
  • différentes expériences et différents types de narrations de recherche (avec ou sans la participation d’un enseignant de français, temps plus ou moins long, différentes grilles d’auto-évaluation)
  • différentes expériences autour de l’apprentissage de la démonstration (lien avec les formulations, lien avec l’approche « je sais que / or / donc »), de la justification de calculs
  • différentes expériences de formulation d’expressions (exemples en 1ère année de licence, le carré d’un entier pair est pair, « avec k∈ℤ »)
  • expérience de rédaction de programmes de construction, ou de figures téléphonées
  • passage oral / écrit : réflexion sur quelques exemples d’homonymie problématiques dans certaines formulations orales (par exemple « de » et « deux »), présentation de la notion de « dictée négociée » (type d’activité existant en cours de Français).

Parallèlement à ce travail global de réflexion, le groupe a initié des expériences spécifiquement autour du thème de la « reformulation ». Le constat premier est le fait qu’il n’est pas fréquent de proposer (à l’écrit au moins) plusieurs formulations d’une propriété, d’un énoncé d’exercice, d’une phrase de démonstration, il est également rare de demander aux élèves de reformuler ce qu’ils ont déjà écrit, ou ce qui a été formulé par l’enseignant (ou le manuel). Nous faisons pourtant l’hypothèse que ces expériences pourraient être porteuses d’apprentissage.

Une partie de notre travail a été de chercher certaines formulations traditionnellement difficiles à mettre en place… ou difficiles à comprendre. Nous avons ainsi travaillé (à l’aide de manuels ou à partir des documents proposés dans nos classes) sur la définition de la racine carrée, de l’inverse d’un nombre non nul, les règles de « simplification de l’écriture des expressions littérales » (suppression des parenthèses précédées d’un « + » ou d’un « – », suppression du « × » devant une parenthèse ou une lettre etc.), les règles d’addition et de soustraction de nombres relatifs, des fractions, le théorème de Thalès, la médiatrice en 6ème. On perçoit deux facettes de la reformulation : un travail sur la langue et les choix d’expression (par exemple « un nombre qui, élevé au carré, vaut x » et « un nombre dont le carré vaut x »), un travail mathématique (l’équivalence des reformulations nécessite parfois une preuve), ces deux aspects sont difficiles et posent des difficultés aux élèves.

Nous avons mis en place et mené plusieurs expériences où les élèves étaient amenés à proposer des reformulations : oralement (fractions) ou à l’écrit (Thalès dans plusieurs classes, nombres relatifs). Une petite expérience a également été menée pendant le stage « Français et mathématiques ». Les copies d’élèves ont été recueillies et sont en cours d’analyse. Il semble d’ores et déjà que le travail demandé est difficile (les formulations des élèves sont peu variées et laborieuses, parfois scolaires).  L’année 2013-2014 permettra d’approfondir les réflexions menées et les travaux initiés. Le stage « Français et mathématiques, langage et raisonnement » n’a pas été retenu aux plans de formation continue des rectorats de Paris, Créteil et Versailles, l’année prochaine devrait permettre aussi l’élaboration d’une nouvelle proposition de stage sur le thème. Sont évoquées aussi la préparation d’un atelier pour les journées APMEP 2014 et une production écrite (un article pour la revue Plot par exemple). 

Les débuts

Voir aussi le bilan d’activité de l’IREM pour l’année 2012-2013. Et rapports antérieurs pour les groupes “Mathamorphose” et “Français / maths” ou “ZEP”

Présentation du groupe sur le site de l’IREM en sept. 2012 :

Groupe en cours de constitution autour des thématiques de la démonstration (lien avec le stage “La démonstration dans tous ses états” et les travaux de l’ancien groupe de travail “Collège Mathamorphose”), et le langage (lien avec le stage “Français et mathématique, langage et raisonnement” et les travaux de l’ancien groupe de travail “Français / mathématiques” et l’ancien groupe “ZEP”). Pendant cette première année les participants du groupe (enseignants de collège, de lycée, formateurs à l’IUFM de Paris et Créteil, enseignants chercheurs de l’Université Paris Diderot) présentent des activités en classe ayant un lien avec l’activité du groupe tel qu’ils la conçoivent (de façon à préciser les objectifs et les modalités de travail du groupe). Exemples d’activités présentées, discutées, analysées : narration de recherche (collège et lycée), écriture de programmes de constructions (Master PE), contenu du stage “Démonstration” (formation continue secondaire), langage mathématique (en L1) etc.

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